Offre d'économiste, de quoi s'agit-il ?

S'il est clair que les fondamentaux des sciences économiques composent de nombreuses connaissances et compétences nécessaires à l'exercice d'un nombre important de métiers, les carrières de spécialistes en économie restent bien moins évidentes à saisir.


Dans le jargon des employeurs, l'emploi du terme "économiste" renvoie souvent vers des réalités très différentes selon les contextes et les spécialisations. De quoi ajouter une confusion supplémentaire à tous ceux qui entament les phases d'orientation et d'insertion.


Responsables d'études, chargés de missions, analystes ou conseillers économiques, autant d'appellations aussi abstraites qu'ambiguës qui n'aident pas à démystifier les activités et les trajectoires en lien avec les sciences économiques.


Dans cet article, nous nous arrêtons sur les offres d'emploi d'économistes pour en démêler les caractéristiques, les différences et les tendances récentes.


Des interprètes avisés des données, à l'aise à l'écrit


Les spécialistes en économie les plus recherchés par les employeurs sont les chargés d'études socio-économiques.


L'essentiel de l'activité d'un(e) chargé(e) d'études consiste à mouliner et analyser les données en vue d'appuyer l'ensemble de l'organisation ou le pilotage de certains projets spécifiques. De plus en plus, les chargés d'études sont aussi attendus sur la qualité de rédaction ainsi que la maitrise technique des outils exploités en matière de traitement et de restitution des données.


Plus généralement, les offres d'emploi montrent que ces rôles d'études constituent une forme d'hybridation entre les rôles d'analystes de données, souvent spécialisés dans des domaines/secteurs particuliers, et ceux des chefs de projets ou ingénieurs commerciaux, impliqués notamment dans le montage et le suivi des travaux d'études réalisées ou à venir.


Il semble à ce titre que l’expérience sectorielle soit particulièrement valorisée par les employeurs, alors que les niveaux d'études demandés restent autour de Bac+2/3 à Bac+5 dans des domaines allant de l'économie à l'ingénierie, incluant notamment les sciences sociales et le commerce.


Il est à noter que les recruteurs n'emploient presque jamais l'appellation "économiste", tout court, pour désigner des chargés d'études. Le plus souvent, ils exploitent plutôt les tournures "chargé(e) de mission", "chargé(e) d'études" ou "analyste".


Devenir économiste, c'est aussi accéder à un titre


Quant il s'agit de produire des études, l'appellation "économiste" semble réservée à des postes plus qualifiés, impliquant notamment la réalisation d'analyses approfondies, basées sur des approches scientifiques précises.


Dans ces cas, il n'est pas rare que les recruteurs privilégient des candidats ayant effectué un doctorat (en économie ou dans une spécialité technique liée à l'activité de l'organisation) et disposant au minimum d'un bac+5.


D'ailleurs, les rôles d'économistes sont surtout prisés par des grands groupes, des institutions financières, des cabinets de conseil et des organismes publics, ce qui explique par ailleurs les exigences plus importantes de la part des recruteurs (i.e. capacité linguistique en anglais, une meilleure compétence rédactionnelle, maitrise des méthodes analytiques, etc.) et le nombre d'offres assez limité.


Aussi, si l'on n'a pas fait d'abord ses preuves dans le monde académique de la recherche scientifique ou au sein d'une institution réputée pour ces standards en matière d'études et d'analyse, il sera vraisemblablement plus difficile d'évoluer vers un tel rôle.


A l'inverse, les chargés d'études économiques évoluant dans des contextes moins rigides seront davantage en mesure d'évoluer vers d'autres types de métiers et de responsabilités - dans leurs secteurs d'activité - comme la gestion de projet ou la direction commerciale et financière.


Quid des économistes de la construction ? Parle-t-on de la même chose ?


Dans les offres d'emploi, les économistes dits de la construction, aussi connus sous l'appellation de "métreur économiste", sont bien plus proéminents, d'où notre intérêt à y voir plus clair.


Déjà en forte tension avant la crise sanitaire, les offres d'économistes de la construction ont continué d'affluer en nombre malgré les restrictions, signe d'un réel manque sur le marché.


Tout d'abord, comme l'intitulé l'indique, ces postes proposent des missions radicalement différentes et sont spécialisés dans la construction, l'immobilier et/ou l'urbanisme, contribuant fortement à la réalisation opérationnelle des projets sur le terrain et tout au long du cycle de vie.


D'autre part, les offres d'économistes de la construction sont souvent accessibles à partir d'un bac+2, idéalement obtenu dans un domaine spécifiquement en lien avec l'économie de la construction ou le BTP. Mais compte tenu de la pénurie des profils, les recruteurs s'ouvrent à bien d'autres domaines proches comme l'immobilier et l'énergie, etc.


En particulier, un économiste de la construction se charge d’analyser les dimensions économiques liées à un projet d'infrastructure. Il est responsable de l’estimation des coûts et des besoins, de l’analyse du dossier de construction, de l'anticipation du nombre d’heures de travail et des ressources premières nécessaires, ou encore du suivi des dépenses sur les chantiers.

 

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