Vers une hybridation "web3" des métiers et des compétences ?

Depuis plusieurs mois, l'engouement pour les NFT et le Métavers n'a cessé de s'amplifier, attirant des milliards d'investissement à travers le monde et captivant l'attention de millions d'utilisateurs.


Désormais, le nouvel internet communément appelé "web3" est scruté par toutes les marques, qui y voient, certes, une opportunité inédite de création de valeur, mais en appréhendent les risques et les évolutions futures.


Sans doute, les nombreux concepts qui font le web3 - notamment la Blockchain et les usages de crypto-actifs - impliquent l'émergence de nouveaux besoins en compétences, à la fois sur les plans technologique, organisationnel, commercial, financier ou encore juridique.


Si l'heure est encore majoritairement à l'acculturation, les données signalent d'ores et déjà la formation d'une demande grandissante pour diverses compétences du web3. Cette tendance, sous des airs de tension, devrait certainement alerter les acteurs de l'emploi, les spécialistes RH et les organismes de formation.


Grâce à l'analyse de plusieurs millions d'offres d'emploi, nous présentons dans cet article un bref panorama sur l'émergence du web3 dans le marché du travail au cours des deux dernières années.


Plus que le web2, le web3 s'étend au delà du champ informatique


Même si le nombre d’offres d’emploi mentionnant les concepts du web 3.0 reste encore marginal, celles-ci ont connu une croissance pour le moins notoire au cours de l'année 2021 (+125%), une tendance qui ne semble pas prête à ralentir.


Naturellement, l’informatique concentre la majeure partie des offres d'emploi dans le web3, avec les traditionnels développeurs Front-end et Back-end, spécialisés dans les environnements spécifiques au web3, ainsi que des développeurs Blockchain, chargés de coder les Smart Contracts (contrats intelligents), des architectes des systèmes d'information ou encore des spécialistes du Cloud et des données.



S'il est parfaitement logique d'observer une telle évolution au sein des métiers de l'informatique et des systèmes d'information, déjà en mouvement constant, bien d'autres fonctions et métiers se voient très vite impliqués dans le monde du web3.


C'est le cas par exemple des métiers juridiques, comptables, mais aussi le marketing, le design, la finance et la stratégie commerciale, qui ont désormais besoin d'intégrer les dimensions web3 pour soutenir le développement optimal des nouveaux projets.


Signe qu’il s’agit du début d'une phase d'hybridation - à fortiori générale et croissante - des métiers des compétences, qui doivent intégrer les nouvelles compétences du web3, les recruteurs emploient toujours des intitulés communs pour attirer des talents déjà opérationnels. Ce phénomène d'hybridation s'élargirait davantage au fur et à mesure que le web3 prendra le pas sur l'expérience d'internet et des interactions sociales et financières.


Les secteurs du Luxe et du divertissement, premiers vers l'hybridation


On arrive à distinguer à travers les données deux grandes catégories de recruteurs : les startups, souvent à 100% spécialisées sur un sujet web3, et les grandes entreprises du luxe et du divertissement.


Souvent, les startups cherchent à recruter des profils technologiques en vue développer de nouveaux produits web3, tandis que les grandes entreprises cherchent plutôt à exploiter la technologie, se protéger des risques et maitriser les retombées sur leurs images de marque et leurs stratégies.


Les premiers secteurs à solliciter les services des spécialistes web3 sont ceux du luxe, de l'art, des jeux vidéos ou encore de la production multimédia. Dans ces secteurs, les recruteurs intègrent de plus en plus fréquemment les concepts du web3 parmi les compétences ou les connaissances souhaitées chez les candidats, dans une logique pour le moment hybride et pas fondamentalement spécialisée, notamment eu égard les fonctions support.


Par exemple, il est demandé aux juristes spécialisés dans l'IT et la data d'être en mesure d'étudier les projets relatifs aux NFT et à la Blockchain, que ce soit pour l'établissement de contrats, l'adaptation des CGU ou les questions relatives à la propriété intellectuelle.


Dans leur globalité, les missions demandées n’ont pas tant une nature différente (e.g. réaliser une veille juridique, conseiller, rédiger des actes juridiques). L'avènement des problématiques web3 ne modifie donc pas en profondeur le métier de juriste IT/digital/data, mais rajoute simplement de nouveaux sujets d’étude et de spécialisation.

 

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